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Les témoignages d'anciens volontaires

ecoliers togolais

 

Que du bonheur

Pour ma part, c’était la première expérience de l’Afrique, et j’avais un peu d’appréhension. Mais lorsque nous sommes arrivées au Togo, l’intégration fut rapide. Les togolais sont vraiment accueillants. En ce qui concerne les missions de soutien scolaire et d’activités, malgré aucune expérience dans ce domaine, les cours se sont relativement bien passés, les enfants sont très motivés et surtout ils ont la joie de vivre. Globalement, ce fut une expérience extrêmement enrichissante sur le plan humain. De plus, la découverte d’une autre culture a été exceptionnelle.
En résumé ce mois de juillet 2006, n’a été que du bohneur. La seule chose dont j’ai envie maintenant est d’y retourner.
Enfin, je tiens à remercier l’association Apis Togo, car il n’y a eu aucun souci majeur durant tout ce mois et l’organisation était au « top ».

Restoux Maxime.

 

Un autre monde

"Je suis partie avec l'association au mois de juillet pour une mission de soutien scolaire, je m'occupais, en duo avec un togolais, des CE2. C'était ma première expérience en Afrique et en humanitaire. Ca a été une expérience très riche.
J'ai découvert un autre monde avec des coutumes, un mode de vie très différent des notre. Nous étions plongés dans leur vie de part le mélange togolais-francais qui compose l'association, par nos conditions de vie sur place et par notre mission avec les enfants. Ce que j'ai trouvé le plus dur à supporter a été les conditions sanitaires.
C'est une expérience que je conseille vivement si vous vous en sentez capable et que vous le désirez profondément."

Laure Savatier ( Juillet 2006)

 

Un travail en communauté

Le sens de l’accueil et de l’hospitalité figure parmi les plus grandes qualités des togolais. L’étranger se sent forcement à l’aise ; dès son arrivée, il est reçu avec honneur et respect. Le togolais est chaleureux et se lie très vite d’amitié, il n’est pas rare qu’il propose de partager son quotidien en toute simplicité, son repas, son logement et ses festivités ou cérémonies.
Concernant l’association, des réunions et des rapports ont eu lieu chaque journée tout au long de notre mission afin que tout se passe dans les meilleures conditions possibles. Tous les volontaires doivent se respecter mutuellement et respecter les villageois dans leurs façons de vivre et leurs cultures afin de savoir ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Cette mission humanitaire est un travail en communauté où il faut être soudé, être regroupé pour manger par exemple, prendre ensemble des décisions, donner chacun de soi même, de son aide au niveau des tâches ménagères (cuisine, balayage, vaisselle, corvée d’eau…) et avoir une bonne gestion des biens afin de ne pas faire de gaspillage. Il ne faut pas faire tout ce que l’on a envie et se mettre parfois quelques limites afin que cette mission soit bénéfique pour chacun d’entre nous et utile à la population en terme de développement durable.

Solène Lefort (Août 2006)

 

Conditions de santé au Togo

Je me souviens d'une petite gamine qui s'appelle Claire et de son grand frère Kokou d'environ 7 ans qui souffrent tous les deux du manque d'aide sanitaire. Claire n'avait pas de rotule, ce qui l'empêchait de pouvoir plier sa jambe gauche, elle devait être dans sa cinquième année de martyre. Elle se faisait masser tous les jours depuis qu'elle marchait par ses parents sous le conseil d'un infirmier qui pensait que son handicap était dû à une erreur lors d'une vaccination qui aurait touché le nerf , mais cet infirmier n'avait pas remarqué qu'il lui manquait l'os de son genou. Son frère avait quant à lui des plaies purulentes sur tout le corps dues à des mouches qui viennent pondre dans les petites plaies bénignes qui deviennent très vite infectées, phénomène accéléré par le taux d'humidité très élevé qui complique énormément les cicatrisations. Ce petit bonhomme de 7 ans venait tous les matins se faire soigner où l'on logeait et on lui appliquait de l'alcool à 90 degrés sur ses plaies où l'on pouvait parfois entrevoir ses articulations, tellement celles-ci étaient profondes. Ses parents ne peuvent ni payer l'opération qui serait nécessaire à la petite Claire afin de retrouver ses deux jambes, ni les soins quotidiens du petit Kokou au centre de santé local.

Malheureusement ces deux petits enfants avec qui j'ai vécu l'été dernier ne sont pas des cas uniques : énormément de gens ont le fond des yeux jaunes et se plaignent d'un état permanent de fatigue, ce sont les signes du paludisme. Les habitants des villages se soignent avec des herbes locales mais pour la plupart ne savent pas comment est venue la maladie ni comment la soigner. Un énorme travail est à faire dans le changement de mentalité afin qu'ils fassent confiance dans un premier temps aux médicaments et qu'ils les prennent régulièrement. Il faut qu'ils prennent conscience de l'étendue de ces deux maladies qui ravagent l'Afrique .Le plus gros travail est donc un rôle d'information et de prévention sur les MST, sur le paludisme, sur l'hygiène de santé afin qu'on arrive tous ensemble à éradiquer ces saloperies de maladies qui tuent toutes les trois secondes une personne sur le continent Africain.

Cyril (été 2004)

 

L'éducation au Togo

Dans les villages certaines écoles sont vraiment ce qu'on pourrait appeler des « taudis », où les bâtiments n'ont même pas de murs.
Je me souviens d'une école publique dans un village ayant plus de 200 élèves, où ils ont construit une cabane, pourrait on dire, où les enfants viennent assister tous les jours à leurs leçons.
N'ayant plus de locaux disponibles, les élèves de maternelle dans un village disposaient d'une « magnifique bergerie » faisant office de remplacement depuis quelques années.
Je me souviens d'une école où les élèves étaient trois par bancs dont un avait le cahier, l'autre un stylo et le dernier disposait du livre.

Nous avons assisté à des cours de CP où les élèves étaient 80 par classes dans un bâtiment où il manquait tout un pan de mur effondré il y a de cela quelques années, débouchant sur les WC de l'école qui consistaient en deux trous situés derrière ce bâtiment.

Cyril (été 2004)

 

L'environnement 

Il est assez courant de trouver des décharges publiques au coin d'une rue, en bordure de lac ou en pleine ville. Il n'y a aucun service actuel permettant de ramasser les ordures que les gens entassent. Cela va des boites métalliques, aux pneus, aux sachets plastiques très utilisés où encore des carcasses de voitures ou de camions dépouillés. Les animaux en font leurs endroits favoris, particulièrement les volailles, les biquettes et les chiens errants qui y trouvent leurs nourritures quotidiennes.

Je me souviens aussi d'un endroit à Lomé où il y avait un petit lac rempli de déchets de toutes sortes et dont la couleur et l'odeur pestilentielle faisaient plus penser à une station d'épuration qu'à un point d'eau : les gens venaient s'y approvisionner en eau !

Cyril (été 2004)

 

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